Miser sur l’agriculture pour autonomiser une association rurale à vocation éducationnelle et éduquer les enfants à aimer l’agriculture

La SPV Felana est une association initialement à vocation éducationnelle et prend en charge des enfants issus de milieu défavorisé. En plus des enfants, l’association s’investit dans d’autres domaines : santé, environnement, tourisme… Le SPV-Felana entreprend aujourd’hui des activités variées qui s’inscrivent toutes dans un même projet : améliorer les conditions de vie des plus démunis, construire avec et pour les malgaches une société meilleure. C’est dans ce cadre que l’association a décidé de miser sur l’agriculture afin de (i) contribuer à la sécurité alimentaire des familles défavorisées (ii) éduquer les enfants à aimer l’agriculture et à l’exercer avec du professionnalisme (iii) et à long terme, parvenir à l’autonomie financière de l’association.felana2 svt felana

L’association attribue une priorité à l’agriculture car d’une part, les familles ciblées proviennent du milieu rural, mais aussi, parce que l’association est conscient que l’agriculture est l’issue pour Madagascar pour sortir de la pauvreté

Les parents et les enfants sont intéressés par le projet « agriculture », notamment les formations sur les techniques améliorées, car jusqu’ici, l’agriculture traditionnelle est la forme la plus courante avec une faible productivité.

Pour l’instant, l’association a à son actif, 100 têtes de poulet de chair, 50 têtes de poule pondeuse, 20 têtes de cochon, 2 vaches laitières, des poulets gasy, des oies.

L’association compte investir plus dans la vache laitière et les poulets gasy car jusqu’ici, ce sont les filières qui ont les plus marché. L’association projette également d’octroyer une formation sur la permaculture.

L’association est ouverte à tout échange, appui, conseils. Vous pouvez consulter leur site pour plus d’information sur l’association http://www.spv-felana.org/.

Se lancer dans la pisciculture à Madagascar

 Voici quelques chiffres avancés par un professionnel de la pisciculture et qui, j’espère, vous seront utiles dans votre décision à vous lancer (ou non) dans la pisciculture.

La rentabilité ?

  • alevinsSur 100 alevins, 70 à 80 survivent après 6 à 8 mois (durant la saison chaude)
  • Après 6 à 8 mois, le poids de la carpe atteint 700g et celui du tilapia 300g
  • Il est conseillé de pratiquer la pisciculture pendant la saison chaude (de septembre à Avril).
  • La production baisse considérablement en saison froide, ce qui n’est pas rentable.

Le prix sur le marché ?

  • 7000 à 10000 Ariary le kg – les poissons vivants s’achètent plus chers
  • Pour les alevins, 100 Ariary (1,5 cm) à 500 Ariary selon la taille

L’alimentation ?

  • Type d’alimentation : maïs, farine de poisson, son, os calciné, tourteau, …
  • La quantité : 1kg de nourriture donne 500 grammes de poisson si l’indice de conversion est de 2 (l’indice de conversion dépend de la qualité de l’alimentation). Si la qualité de l’alimentation n’est pas bonne (exemple indice de conversion 4), 1kg de nourriture donne 250 grammes de poisson
  • Les dépenses : 1000 à 1200 ariary le kilo si tout fait, 700 ariary si fait maison (mais il faut tenir compte de l’échelle)

Quelle espèce choisir ?

La polyculture est recommandée. Les tilapias sont des poissons de surface, et les carpes des poissons de fond. Les aliments étant de densité différente, les élever dans le même bassin permet d’optimiser l’alimentation : les tilapias mangent les aliments en surface et les carpes récupèrent ceux qui parviennent au fond.

Comment choisir son terrain ?

  • Pour 1 ha de bassin, il faut prévoir 21 à 30 litres d’eau par seconde de débit. Les bassins nécessitent la culture de planctons, ces derniers assurant 50% de la croissance des poissons.
  • Pour la rizipisciculture, s’assurer que la rizière ne manque pas d’eau durant les 6 à 8 mois (une saison).
  • Densité : carpe 2 au m2 ; tilapia : 5 au m2

Où trouver des alevins ?

Voici un contact, mais vous pouvez également partager d’autres contacts dans la partie commentaire ou sur notre page facebook. patricerandria@hotmail.fr ; patricerandria@yahoo.fr ; tel : 0331173233

Se lancer dans la pisciculture à Madagascar

 Voici quelques chiffres avancés par un professionnel de la pisciculture et qui, j’espère, vous seront utiles dans votre décision à vous lancer (ou non) dans la pisciculture.

La rentabilité ?

  • alevinsSur 100 alevins, 70 à 80 survivent après 6 à 8 mois (durant la saison chaude)
  • Après 6 à 8 mois, le poids de la carpe atteint 700g et celui du tilapia 300g
  • Il est conseillé de pratiquer la pisciculture pendant la saison chaude (de septembre à Avril).
  • La production baisse considérablement en saison froide, ce qui n’est pas rentable.

Le prix sur le marché ?

  • 7000 à 10000 Ariary le kg – les poissons vivants s’achètent plus chers
  • Pour les alevins, 100 Ariary (1,5 cm) à 500 Ariary selon la taille

L’alimentation ?

  • Type d’alimentation : maïs, farine de poisson, son, os calciné, tourteau, …
  • La quantité : 1kg de nourriture donne 500 grammes de poisson si l’indice de conversion est de 2 (l’indice de conversion dépend de la qualité de l’alimentation). Si la qualité de l’alimentation n’est pas bonne (exemple indice de conversion 4), 1kg de nourriture donne 250 grammes de poisson
  • Les dépenses : 1000 à 1200 ariary le kilo si tout fait, 700 ariary si fait maison (mais il faut tenir compte de l’échelle)

Quelle espèce choisir ?

La polyculture est recommandée. Les tilapias sont des poissons de surface, et les carpes des poissons de fond. Les aliments étant de densité différente, les élever dans le même bassin permet d’optimiser l’alimentation : les tilapias mangent les aliments en surface et les carpes récupèrent ceux qui parviennent au fond.

Comment choisir son terrain ?

  • Pour 1 ha de bassin, il faut prévoir 21 à 30 litres d’eau par seconde de débit. Les bassins nécessitent la culture de planctons, ces derniers assurant 50% de la croissance des poissons.
  • Pour la rizipisciculture, s’assurer que la rizière ne manque pas d’eau durant les 6 à 8 mois (une saison).
  • Densité : carpe 2 au m2 ; tilapia : 5 au m2

Où trouver des alevins ?

Voici un contact, mais vous pouvez également partager d’autres contacts dans la partie commentaire ou sur notre page facebook. patricerandria@hotmail.fr ; patricerandria@yahoo.fr ; tel : 0331173233

La pisciculture à Madagascar : une filière prometteuse

Aujourd’hui, nous avons visité un professionnel de la pisciculture, M. Patrice, à Ambohimangakely. Voici son témoignage.SAM_2953

M. Patrice a exercé le métier de pisciculteur depuis 15 ans. Plus que le profit financier, il a été motivé (et il l’est encore) par sa passion des poissons depuis sa tendre enfance. Comme dans tous les métiers, il a rencontré des difficultés au cours des ces quinze années, mais il a persévéré.

Actuellement, M. Patrice est l’un des plus grands pisciculteurs de Madagascar : avec 5 Ha d’exploitation, il produit annuellement 1,5 tonne de tilapia et de carpe royale et 300.000 alevins.

Selon M Patrice, la pisciculture est une filière prometteuse à Madagascar pour plusieurs raisons :

  • Il y a encore énormément de débouché à Madagascar : les offrent ne suivent pas la demande. Une étude effectuée en 2004 a démontré que les grands points de vente d’Antananarivo ont une demande de 14 à 16 tonnes de poissons par jour alors que les producteurs ne livrent que 12 tonnes par jour. L’invasion des procambarus (foza orana) associée au laisser-aller durant la longue période de transition (en termes de respect des normes, par exemple, respect des mailles des filets, l’ouverture et la fermeture de la campagne de pêche, …) ne font qu’amplifier davantage le gap entre la demande et l’offre
  • Les maladies et les parasites sont négligeables comparés aux autres élevages
  • Les poissons sont particulièrement appréciés par la population car considérés comme bénéfiques pour la santé
  • Si les normes sont scrupuleusement suivies, sur 100 alevins élevés, 70 à 80 parviennent à l’âge adulte au bout de 6 à 8 mois

Quels sont les défis majeurs ?

  • La question de sécurité : comme dans tous les pays et dans toutes les filières, l’insécurité est un défi majeur à considérer dans la pisciculture. L’éloignement des sites de production augmente les risques de vol. Des mesures particulières sont alors indispensables pour y faire face.
  • L’éloignement du site de production : les sites de production ont des exigences particulières (disponibilité de terrain suffisamment alimenté d’eau), ce qui fait qu’ils sont souvent éloignés des lieux d’habitation. Outres les défis liés à la sécurité, les frais d’approche sont également à tenir en compte dans la pisciculture (transport des intrants, transports des produits, frais de déplacement, …).
  • L’énergie : le coût élevé de l’énergie à Madagascar ne permet pas d’exercer un élevage intensif concurrentiel (qui nécessite par exemple l’alimentation de générateur d’oxygène). Les producteurs doivent se limiter à l’élevage extensif qui consiste à reproduire le milieu naturel des poissons. La production est également limitée.
  • La disponibilité de terrain : l’élevage extensif requiert une superficie considérable de terrain, la densité des carpes étant de 2 au m2 et celui des tilapias de 5 au m2